Un bruit de moto infernal, me sorti de mon rêve, folle de rage, je fit un bond du lit pour aller voir qui avait osé faire démarrer son engin
devant la chambre et là …..
A ma grande surprise, je découvris , que nous étions à vingt mètres du lac, ce lac que nous avions cherché une bonne partie de la nuit, le paysage était vraiment fabuleux,
entouré de ces montagnes gigantesques, ce lac dont les reflets d’un soleil levant lui octroyaient des couleurs indéfinissables, était splendide, l’hôtel avait de jour un aspect plus convenable
que la nuit ,bref je retrouvais ma bonne humeur , heureuse aussi de ne pas grimper au sommet du volcan, même s’ il parait que c ‘est très beau , l’envie de rejoindre la mer…. devint aussi
incontrôlable que la poussée de lave d’un volcan
Je regardais sabine se réveiller, ce que j ‘aimais en elle hors mis son sourire matinal, c’était sa patience, je n’avais pas était très agréable la veille, et nous
aurions pu nous accrocher, heureusement nous avions toutes les deux un caractère souple, mais je m’en voulais, et je ne voulais en rien gâcher nos vacances, je devais oublier le visage de Bali
pour profiter
pleinement de ces qq. Jours avec sabine, je savais qu’elle y tenait a ces qq. Jours.
Et malgré mon appréhension de conduire a gauche je décidais de prendre le volant pour la soulager, il a vingt ans au cours d’un voyage à Chypre la conduite a gauche m’avait effrayé, et a Londres
le taxi était le bienvenu… en fait je fut agréablement surprise de voir cette peur s’envoler et je me suis régalée a être le chauffeur de ma chère sabine, pour le reste du voyage, qui elle de son
coté jouait au photographe et me loupait toutes « mes petites vieilles » dont j’aurai eu grand plaisir a reproduire sur qq. Toiles… une fois chez moi.
Direction Lovina et les dauphins, Fred qui s’occupait de nous, comme un vrai père, nous avait donné l’adresse d’un hôtel ou nous pouvions nous baigner avec ces mammifères…… le sens d’orientation
de sabine…… j’ai vraiment adoré, elle me disait « va a droite », j’allais a gauche pour être sur de trouver la mer, mais tu es sure ? Me demandait elle… pour moi l’orientation est
logique, mais j’avoue qu’a Ubud je l’avais perdu, il me faudra y retourner , car j’en garde un très mauvais souvenir, alors que je suis persuadée que cette ville devrait me plaire ! Ville
d’artistes..
Nous sommes très vite arrivées a Lovina , traversant beaucoup de petits villages , des rizières magnifiques a plateaux , ce qui était surprenant c’était de voir qu’a chaque arrêt , sortaient de
nulle part des indonésiens, pour nous vendre quelque chose, comme s’ils étaient là ..En arbre, en herbe, en montagne, confondus avec la nature et se transformaient en humain, a chacun de nos
arrêts, tout les collégiens avaient la même tenue, mais une tenue différente suivant leur école…ils étaient beaux…l’indonésien a en permanence le sourire, ils ont l’air heureux de vivre, ce qui
manque a beaucoup de pays dans ce monde, et, notamment a la France.
Même en passant dans tout ces villages a toute vitesse, on devine leur façon de vivre ils vivent de si peu de choses …..Regarde le lui ….la moto surchargée de branches récemment coupées…ou va
t’il?….mais surtout que va t’il en faire ? Tant de questions… sans réponses. J’aurai tellement voulu discuter avec eux..et savoir ….je dois y retourner.
Leur humilité me laisse sans voix ….j’ai presque honte de notre mentalité…oui j’ai vraiment honte! Nous il nous faut tout pour être heureux, tout ce qu’il y a de plus beau pour être reconnu, et
de plus cher surtout…..seulement pour être reconnu et admis de tous…faire parti d’une catégorie supérieure a la normale, a Bali je n’ai vu que des gens simples et souriants, et pourtant je penses
que leurs problèmes sont bien plus importants que les nôtres…
Lovina , nous trouvons l’hôtel que Fred nous avait conseillé , par le plus grand des hasards, j’avais égaré le petit papier qu’il m’avait donné, la voiture s’étant d’elle-même arrêtée devant, la
chance était de nouveau notre compagne….
Journée inoubliable, hôtel splendide, chambre a notre goût, et deux delphinariums pour se baigner avec nos amis les dolphis « en grec » qui signifie « esprit de la mer » que
nous appelons dauphins, pauvres poissons a qui nous écourtons la vie en les apprivoisant de presque 34 ans …et oui l’homme est cruel ! …..et nous profitons de cette cruauté en nous régalant a les
caresser, a jouer avec eux en toute ignorance, et quel plaisir ce contact , leur peau est si douce, et leur caractère si docile….. Le lendemain réveil a 5h30 pour les contempler en pleine mer
avec une pirogue a moteur, le lever du soleil qui reflète sur l’eau dans les teintes de rouge foncé en passant par l’orange pour arriver au jaune, cette inaccessible palette de couleurs qui
changent a chaque seconde, est un spectacle qu’on ne se lasse jamais de contempler, la magie de la nature ….. C’était assez amusant le jeu de ces gentils monstres marin …nous étions presque
ridicules, eux, en tout cas s’amusaient bien a nous faire aller d’un endroit a un autre, ils se déplacent par bancs, et d’un coup après avoir plongé, ils refont surface là ou nous ne les
attendions pas a l’opposé….en fait il y avait plusieurs bancs, et je pense qu’entre eux ils devaient communiquer afin de nous faire tourner en rond…..intelligent ces petits monstres….
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